A saisir leur façon de façonner leur sonnets, surgit en moi comme une perplexité. Ces esthètes de la linguistique, indécrottables défenseurs de la xyloglossie, s'insurgent contre l'unique pensées. Ils excellent dans cet exercice, mais tous soulignent aussi l'impossibilité d'une société sensible aux intérêts du commun. ce sont ceux-ci ainsi qui décident ici-bas de la macro pensée, du destin d'un état.
Mais ne tapons pas trop sur eux, bergers chanceux. Un état c'est aussi des citoyens sensés, censés penser et peser sur les débats d'idées. Pas une masse difforme avide d'informations prédigérées et mornes servies par la Nation. Chacun veut son logis son petit nid d'amour, je le sais car j'en suis, comme nous tous, je suis sourd. Un voisin mal vêtu, un voisin de palier n'est pas le bienvenu, surtout si le palier c'est le trottoir du bas, la gouttière, l'escalier. Alors comment passer d'un individualisme patenté pour tenter d'atteindre un collectivisme individualisé. "Dame communauté se trouva sur le cul, menottée, et, à son endroit, s'immiscèrent le "moi je" et l'émoi (et moi, et moi, et moi)".
Je ne suis que la part d'un tout, mais tout en moi est à part, comme nous tous. D'un point de vue philosophique, je suis Moi; D'un point de vue purement physique je suis seul en tant qu'être. Toutefois, mon Seul, par une prédisposition génétique primaire, voire secondaire (selon les besoins), a trouvé sa moitié. La Seule...pour moi tout au moins. En un mot comme en six, elle est moi, je la suis. Nos deux moitiés, ayant appris à s'apprivoiser mutuellement sont entrées en symbiose, et ont engendré deux personnes (qui en réalité sont bien, individuellement, quelqu'un). Ces "quelqu'uns" deviendront à leur tour des "personnes", des êtres sans forme réelle noyés dans une mer de "moi" ou l'appel des sirènes est celui de la réussite sociale et financière. C'est à nous, concepteurs et préparateurs de cette nouvelle génération, de transmettre les valeurs qui pourront changer la valeur des choses.
C'est à nous d'inculquer à nos enfants que l'autre n'est pas qu'un autre mais qu'il s'agit de quelqu'un. Ce quelqu'un, même s'il ne partage pas les mêmes idées, s'il n'a pas le même porte-feuille, s'il n'a pas la même réussite sociale, ou s'il n'a pas choisi le même chemin pour traverser sa vie, doit être respecté en tant qu'être.
L'ignorance (des autres, ou vis à vis des autres), est le pire des fléaux de notre époque.
Alors n'oublions pas que même si nous ne sommes que le maillon ridicule d'une machine complexe (et ce, même dans notre société ultra-individualiste), c'est cet enchevêtrement de maillons qui fait tenir un système.
Nous ne sommes que la part d'un tout, mais tout en nous est à part....
Bonne fin d'année 2011...
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